Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 08:06

 

Ces mois sont autant d'échanges et de conversations pour les uns et les autres que de gages matériels d'Amitié entre les hommes: le vin blanc de Chateauneuf du Pape aide les conversations malgré les langues différentes. Les chevaux Camargue rustiques et agiles fascinent les sioux.  Les lakotas laissent à Baroncelli des objets authentiques, parure, mocassins, coiffes.

 

F Cody avec les Sioux du  Wild West Show

 

Tandis que la caravane traversait l’Europe, Baroncelli pris le train pour se rendre à Gand afin de rencontrer avant leur départ vers l’Amérique ces Amis indiens.

Il resta avec eux jusqu’au tout dernier moment afin de leur dire  au revoir sur le quai.

Un fois à bord du bateau ils crièrent leur au revoir indien ‘’ Frère que nous puissions nous revoir vite ‘’.

Alors que le bateau s’éloignait du quai White Eyes jeta un paquet contenant un costume de chef indien aux pieds de son ami.

Dans de nombreux courriers, Baroncelli déclare qu'il a été Indien dans une autre vie et que son cœur est resté "rouge". 

Plus tard, pour les aider, il leur enverra dés 1905 des mandats pour faciliter leur vie précaire durant les dernières heures de la troupe.

 

Longtemps après cette correspondance, Baroncelli gardera intact le souvenir de ses frères Lakotas de l’autre monde

Les courriers vont se multiplier et continueront après le retour des indiens en Amérique, notamment avec Jacob White Eyes, qui tiendra l’épicerie de Kyle, village de la réserve de Pine Ridge. Cette amitié va durer et les échanges seront permanents entre les lakotas et les gens de Camargue.

 

                
Jacob White Eyes                                           Falco en tenue


Baroncelli et White Eyes ont entretenue pendant prés de vingt une correspondance suivie.

Baroncelli disant entre autre ‘’ Je suis heureux d’avoir rencontré mes amis indiens parce que j’ai vu à l’intérieur de leur cœurs honnêtes.

En dépit de l’espoir maintes fois exprimé de rendre visite un jour à Jacob White Eyes dans sa maison de Pine Ridge , Baroncelli n’alla jamais plus à l’ouest que Toulouse.

Il avait lu tous les ouvrages d’Olivier Gloux. Sous le pseudonyme de Gustave Aimard, ce français s’était engouffré dans la littérature  populaire ayant pour cadre l’Ouest Américain et avait réussi.

Baroncelli enviait certainement Aimard qui avait passé plus d’une décennie en Amérique du Nord.

Il existe d’importantes similitudes entre la relation d’ Aimard à l’Ouest Américain et celle de Baroncelli à la Camargue.

Dés cette période et jusqu'en 1917, une correspondance réciproque et serrée s'établit entre Baroncelli et Jacob White Eye. Ces courriers sont bien plus que des échanges culturels de simples correspondants. Les 2 hommes parlent de manière intense de leurs valeurs, de leurs déboires, de la mort de leurs proches. Vite, Baroncelli, l'italien noble ressent son indianité et la confie à Jacob le rouge. Jacob le considère d'emblée comme l'un des leurs. Baroncelli est parfois littéraire, mais poignant. Jacob est chroniqueur des dernières heures de Dignité de la réserve de Pine Ridge où après avoir refusé de suivre Buffalo Bill il regarde son peuple s'éteindre.


Video sur la réserve indienne de Pine Rouge


Pendant longtemps, malgré la guerre de 1914 /1918 qui ralentit le courrier,  les deux hommes établissent un pont au-dessus de l'histoire, des horreurs passées, et parlent de chevaux, de taureaux, de souvenir du vin blanc, de liberté... d'Amour entre peuples, entre "Fraïres rouges".

 

Par Natho - Publié dans : Histoire et aventure
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