Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 18:15

Voilà deux artistes qui méritent d’être connus.

Leur rencontre, née du hasard a porté ces fruits.

Je vous propose de les découvrir.

Vous pourrez écouter :

Pour Tony, l’album ‘’ Children of rock roll.’’

Pour  Urbain, l’album ‘’ La nuit Navajo ‘’

 

> Message du 15/05/09 08:56
> De : "Urbain Lambert"
> A : "Radio Country Family"
> Copie à :
> Objet : Urbain Lambert

Bonjour, je viens de prendre connaissance de votre mail.........Je joue avec Tony Burrows depuis deux ans.

 

Nous nous sommes rencontrés lors d'une soirée Bob Dylan, à l’Utopia à Paris. Nous avons tout de suite sympathisé, et nous avons tout de suite senti qu'une collaboration commune serait la bien venue. Chose dite chose faite......Nous avons commencé l'enregistrement de son album "Children of roch and roll" au printemps 2OO8, et l'album a vu le jour début 2OO9.

Tony est anglais il a un humour à la "british", et nous aimons nous chamailler à propos de vieilles querelles franco anglaises......

C'est un mec que j'aime beaucoup.

 

Merci de votre mail, merci de passer mon album "la nuit Navajo".

Amitiés. Urbain

 

 

Site de Urbain 
 
     


Et voilà l’échange que j’ai eu avec Tony,  que je vous propose de découvrir.


Bonjour  Gérard

Désolée pour le retard mais en ce moment je suis un peu dépassé pas la vitesse !

Voici un tout petite biographie car d'abord parce que je suis un tout petit par rapport aux grands et deuxièmement  ma carrière musicale est assez mince car peut être a tort mais j'ai fait ça comme une plaisir et pas comme une obligation .



Je suis de Londres mais je vis en France depuis 1968  (wow! ça fait mal de dire ça !) j'ai passé 2/3 ans en Bretagne, pays et gens que j'adore car ils ont le sens de la fête.
J'ai commencé a jouer la guitare comme beaucoup,  tout seul chantant avec des amis dans les différentes soirées et parfois dans les bars pour gagner quelques sous et comme j'étais pris par plein d’autres choses (le sport les filles et peu de business) je n'ai jamais joué en groupe

Cela venu plus tard il y a environ 10 ans quand j'ai fait la rencontre à travers différents stages musicaux avec  des gens comme Chris Lancry et Luc Bertin et  à la suite j'ai formé un groupe nommé Route 66 ou on a joué beaucoup dans les clubs et bars dans la région parisienne.
Puis il y a 2 ans j'ai rencontré les très sympathiques Urbain Lambert et Bertrand Clouard et nous avons commencé à jouer ensemble.
L'été dernier j'ai eu l'idée d'enregistrer quelques morceaux avec eux avec la collaboration de mon ami Jean Luc Auriere (ancien harmoniciste de  route 66) ayant composé une douzaine de morceaux en peu de temps ...... moi qui n'avait pas osé écrire jusqu'à là !
La sauce a pris et nous étions très satisfaits avec la résultat (sans prétention)
Vous savez que dans la vie la chance joue énormément et j'ai eu la chance de tomber sur ses 3 bras cassés et comme par chance on aimaient tous la même genre de musique et ........ils étaient doués et en plus sympathiques,  que demande le peuple!



Le genre de musique que chacun aime bien sur est beaucoup lié a nos ages car nous sommes tous les produits de nos environnements différents et a l'époque quand on est jeune.
Je reste fidèle aux chanteurs des fifties et sixties comme Elvis, Eddie Cochran,  Johnny Cash Creedance  Mark Knopfler et bien sur le grand Bob Dylan .......d'ailleurs je fais une nouvelle soirée dédie a Bob  le samedi 23 mai pour son anniversaire a l'Utopia  à Paris avec Chris Lancry, Luc Bertin, Michel Ghuzel et Bertrand Clouard envoyer nous les gens car c'est devrait être sympa.
Nous continuons de jouer beaucoup de leur morceaux en essayant de donner les touches perso
bien sur nous aimons également beaucoup certain type de musique country.
Eg Dwight Yoacham Rodney Crowell  Mary Chapin Carpenter mais pas tout car je trouve souvent la New Country ça ressemble beaucoup, avec peu de relief et lors de ma visite au festival de Nashville l'année dernière avec Gilbert Rouit j'étais un peu déçu car cela ressemble beaucoup aux musique de Spice Girls mais chacun son mauvais goût n'est ce pas?
Nous avons d'autres projets mais je vous parlerai quand ça soit terminé si non ça risque de nous porter malheur.
Disons que j'aimerais beaucoup faire un album bâtit sur la thème du dernier morceau de Children of rock n roll,  une chanson qui parle de notre planète et les animaux et comme J'aime le rock country et blues et en plus les animaux pourquoi ne pas mélanger les deux?
J'ai déjà trop dit .......

je suis à ta disposition pour tout autre info .

Amitiés
Site de  Tony Burrows

Par Natho - Publié dans : Portrait d'Artiste
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 08:37

La continuité de l’histoire en  2006

 

Hervé Robert, musicien et chanteur cévenol est l’ami d’un homme sage et respecté, Ed Young Man Afraid of his Horses qui vit à Kyle. Sa famille est illustre chez les sioux ; a compté des guerriers valeureux, diplomates, puis des porteurs de la mémoire traditionnelle, qui évidemment font vivre et partager les connaissances, les valeurs et les gestes de leur peuple. Il souhaite découvrir la Camargue et marcher sur les pas de ces ancêtres sur nos terres qu’ils ont nommées Le pays du grand vent. Il se trouvait une délégation Maasaï dans les Cévennes qui ont accepté l’invitation, et la grande rencontre a eu lieu, le 13 juillet 2006, dans un village en fête. Quel meilleur accueil pouvions-nous leur offrir ? Auraient-ils pu rêver d’une meilleure vision, plus au cœur de l’esprit des gens d’ici ? Pierre Aubanel, petit fils du Marquis de Baroncelli-Javon fournissait les bious et a pu être présent ce jour là. C’est l’esprit de cette rencontre et de la représentation imagée d’une journée de fête chez nous que l’association « Marsillargues, a su faire vivre.

.



Pierre Aubanel petit fils de Falco et les descendants de Jacob

Le 14 juin dernier  l’association Atousud a participé à Fourques à une rencontre hors du commun entre Ed Young Man Afraid of his Horses : indien Sioux descendant de Jacob White Eyes – ami de Folco de Baroncelli, dont les ancêtres sont venus en France avec le cirque de Buffalo Bill en 1905.

 

Par Natho - Publié dans : Histoire et aventure
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 08:06

 

Ces mois sont autant d'échanges et de conversations pour les uns et les autres que de gages matériels d'Amitié entre les hommes: le vin blanc de Chateauneuf du Pape aide les conversations malgré les langues différentes. Les chevaux Camargue rustiques et agiles fascinent les sioux.  Les lakotas laissent à Baroncelli des objets authentiques, parure, mocassins, coiffes.

 

F Cody avec les Sioux du  Wild West Show

 

Tandis que la caravane traversait l’Europe, Baroncelli pris le train pour se rendre à Gand afin de rencontrer avant leur départ vers l’Amérique ces Amis indiens.

Il resta avec eux jusqu’au tout dernier moment afin de leur dire  au revoir sur le quai.

Un fois à bord du bateau ils crièrent leur au revoir indien ‘’ Frère que nous puissions nous revoir vite ‘’.

Alors que le bateau s’éloignait du quai White Eyes jeta un paquet contenant un costume de chef indien aux pieds de son ami.

Dans de nombreux courriers, Baroncelli déclare qu'il a été Indien dans une autre vie et que son cœur est resté "rouge". 

Plus tard, pour les aider, il leur enverra dés 1905 des mandats pour faciliter leur vie précaire durant les dernières heures de la troupe.

 

Longtemps après cette correspondance, Baroncelli gardera intact le souvenir de ses frères Lakotas de l’autre monde

Les courriers vont se multiplier et continueront après le retour des indiens en Amérique, notamment avec Jacob White Eyes, qui tiendra l’épicerie de Kyle, village de la réserve de Pine Ridge. Cette amitié va durer et les échanges seront permanents entre les lakotas et les gens de Camargue.

 

                
Jacob White Eyes                                           Falco en tenue


Baroncelli et White Eyes ont entretenue pendant prés de vingt une correspondance suivie.

Baroncelli disant entre autre ‘’ Je suis heureux d’avoir rencontré mes amis indiens parce que j’ai vu à l’intérieur de leur cœurs honnêtes.

En dépit de l’espoir maintes fois exprimé de rendre visite un jour à Jacob White Eyes dans sa maison de Pine Ridge , Baroncelli n’alla jamais plus à l’ouest que Toulouse.

Il avait lu tous les ouvrages d’Olivier Gloux. Sous le pseudonyme de Gustave Aimard, ce français s’était engouffré dans la littérature  populaire ayant pour cadre l’Ouest Américain et avait réussi.

Baroncelli enviait certainement Aimard qui avait passé plus d’une décennie en Amérique du Nord.

Il existe d’importantes similitudes entre la relation d’ Aimard à l’Ouest Américain et celle de Baroncelli à la Camargue.

Dés cette période et jusqu'en 1917, une correspondance réciproque et serrée s'établit entre Baroncelli et Jacob White Eye. Ces courriers sont bien plus que des échanges culturels de simples correspondants. Les 2 hommes parlent de manière intense de leurs valeurs, de leurs déboires, de la mort de leurs proches. Vite, Baroncelli, l'italien noble ressent son indianité et la confie à Jacob le rouge. Jacob le considère d'emblée comme l'un des leurs. Baroncelli est parfois littéraire, mais poignant. Jacob est chroniqueur des dernières heures de Dignité de la réserve de Pine Ridge où après avoir refusé de suivre Buffalo Bill il regarde son peuple s'éteindre.


Video sur la réserve indienne de Pine Rouge


Pendant longtemps, malgré la guerre de 1914 /1918 qui ralentit le courrier,  les deux hommes établissent un pont au-dessus de l'histoire, des horreurs passées, et parlent de chevaux, de taureaux, de souvenir du vin blanc, de liberté... d'Amour entre peuples, entre "Fraïres rouges".

 

Par Natho - Publié dans : Histoire et aventure
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 07:17

Mais qui était Baroncelli

 


Le marquis,  homme  noble de cœur avant de l'être de sang, entend parler des fantastiques cavaliers du B.B.W.W.S.

Il est provençal, d'origine italienne florentine. Et même s'il est né dans l'aisance à Aix en Provence, son âme bat malgré tout pour la Camargue et sa rudesse inhospitalière. Défenseur de cette région et de ses valeurs, Baroncelli a fondé dés 1904 la "Nacioun Gardiano", entité à la fois géographique, éthique, morale et humaine autour de son peuple cavalier, du monde gitan qu'il protége, et de ce pays difficile animé de chevaux et de taureaux sauvages qu'il veut faire vivre à tout crin.

Folco de Baroncelli vit, pense, écrit parmi les chevaux et les taureaux de Camargue.. qu'il protége et admire. Il est attiré par ces peaux rouges Sioux que "Buffalo Bill"  a amené.

Le West Wild Show  au cœur de l’Automne se dirigea vers le sud, Baroncelli fut là pour accueillir Jacob White Eyes et ses compatriotes Sioux.

Empreint d’une vision romantique et tragique du Midi d’autrefois, Baroncelli ne pouvait s’empêcher de faire des parallèles entre le destin des nations occitane et indienne.

 

Le marquis va les retrouver à Toulouse, après une chevauchée de trois jours. Lors d’une soirée émouvante, où les racines des arbres, au bord de la Garonne, vibrent de siècles d’histoire.

Baroncelli évoqua les gloires et les malheurs du passé occitan. Il déplorait le siége de Carcassonne, d’Avignon et la révolte des autochtones devant l’envahisseur.

Le vieil Iron Tail posa la main sur l’épaule de Baroncelli et lui dit : Que mon fil oublie son nom de visage pâle, celui qui, après sept cent ans se souvient encore du grand deuil de sa nation et vient gémir sur le sol qui a bu le sang des guerriers s’appellera

 ‘’ Oiseau fidèle ‘’

  
Iron Tail                                       Sam Lone Bear

En effet le destin et l’histoire des deux pays, l’Occitanie  en France et les territoires  de l’Ouest Américain  présentaient de grandes similitudes. Cela rapprocha encore ces hommes.

Il les rencontre en Avignon. Au mois d’octobre, à l’occasion de l’étape de Nîmes, d’Arles, et de la relâche hivernale à Marseille, des indiens découvrent la Camargue D'emblée, ces hommes dont la langue est différente de la sienne le fascinent et c'est réciproque. Avec l'un d'eux, Jacob White Eye Baroncelli forgera une amitié plus qu'intime. Il les ramènera vivre durant quelques mois avec lui, aux Saintes Maries de la mer.

Les autres, Sam Lone Bear, et Iron Tail les accompagnent. Les lakotas se sentent presque chez eux dans cette nature sauvage qui leur rappelle leurs terres autrefois libres. Baroncelli apprend du monde sioux autant que les sioux apprennent de la Camargue.

De la culture équestre Lakota complice, Baroncelli affirme la monte libre..


En Octobre 1905, Baroncelli écrira sur l'air d'une Ghost Dance Lakota (Dance des Esprits), la complainte du Soulomié Rouge (La ballade rouge) issue de son livre "blad de luno", en hommage à ceux des peuples rouges tombés sous l'avidité des blancs.

Par Natho - Publié dans : Histoire et aventure
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 07:06



William F.Cody dit Buffalo Bill

Vous connaissez sans doute William F.Cody dit Buffalo bill. Son surnom provient du fait qu’il fournissait en viande de bison (Buffalo en anglais) les employés des chemins de fer Kansas Pacific et qu’il gagna un duel contre Bill Comstock en tuant soixante-neuf bisons contre quarante-huit en une journée.

 

Non content d'avoir décimé des tribus indiennes au service d'une armée colonisatrice, cet  homme, célèbre pour ses exactions, ses tueries animales et humaines et son mépris des valeurs naturelles dés lors qu'elles ne lui étaient pas soumises, décida d'exhiber à L'ennui de cette vieille Europe en mal de sensations, ceux qu'au coté des usurpateurs il avait aidé à vaincre.

 

Le capitaine William Cody, mercenaire opportuniste, créa un cirque gigantesque autour du spectacle de centaines de figurants mettant en valeur ces dernières heures de l'ouest Américain qui avaient fasciné ses instincts destructeurs.

L'immense troupe du "Buffalo Bill Wild West" et son "congres of rough riders" durant presque 3 ans, amena "la Prairie aux palaces", lors d'un périple de 63.000 miles en Europe puis dans ces États-unis qui avaient déjà oublié leur passé sali du sang des tribus autochtones.

Le 8 Août 1905, l'énorme campement  est établi en France, en Avignon, en Courtine, sur le lieu dit des grandes manœuvres.




Baroncelli a force de voir les affiches,  lorsqu’il se déplaçait entre Nîmes et Arles dans sa Camargue d’adoption, annonçant la tournée du Wild West Show mis en scène et présenté en  Europe et en France  par  W.F. Cody remarqua la ressemblance entre le maître des plaine d’Amérique et Frédéric Mistral., le maître de Maillane.

Même chapeau, même barbichette et un regard impérieux. C’était suffisant pour que Baroncelli soit attiré par William.

 

Le Wild West Show était un spectacle ambulant grandiose, mettant en scène le mythe de la conquête de l’ouest Américain, notamment par le biais de reconstitutions historiques.

Aux démonstrations des cavaliers du Pony Express  et des tireurs d’élite telle que Annie Oakley s’ajoutait l’attaque de la diligence du Deawood mail par les indiens et la reconstitution de batailles, Little Big Horn  et de Summint Springs.

Pour assurer ces spectacles de nombreux cavaliers,  mexicains, arabes, amérindiens étaient recrutés.

En 1889, l’année de l’exposition universelle le West Wild Show présenta son spectacle, qui eut un grand succès.

 

Seize ans plus tard, le West Wild Show revint en France pour une nouvelle tournée.

Baroncelli avait créé sa manade, au Mas de l’Amarée et fondé la Nation Gardianne.

Il contacta l’équipe du spectacle pour proposer la participation des gardians.

Faute de réponse, il prit le train pour Paris et alla visiter le camp établi dans le parc de Neuilly.

L’envergure du campement, l’étrangeté des visages rencontrés, la nature des habits et les langues parlées bouleverse Baroncelli qui traversant les tentes se trouva en terres étrangères.

C’est alors que Joë Hamman, l’un des premiers acteurs du cinéma français, croisa le provencial ébahi.


         Joë Hamman

Joë avait été engagé par le Wild West Show par rapport à sa connaissance de l’anglais et ses connaissances dans le monde du spectacle.

Une première rencontre avait eu lieu dans un restaurant parisien. Joë avait invité Jacob White Eyes et Sam Lone Bear pour déjeuner en compagnie de Baroncelli.


Ce fut le commencement d’une belle amitié.

Par Natho - Publié dans : Histoire et aventure
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