Si toutefois vous avez écouté l’histoire de Calamity Jane, vous vous souvenez alors qu’elle a rencontré sur le
chemin de Fort Laramis Wild Bill, voici son histoire.
Ecoutez cette fabuleuse histoire sur Radio Country Family à partir de Jeudi.
James Butler Hickok alias "Wild Bill"
1837-1876
"Gunfighter parfois Lawman»
"To stay alive in the Old West, you needed two things:
a good horse and a gun".
James Butler Hickok
Wild Bill Hickok avait un bon cheval, Black Nell. Il avait également deux pistolets Colt.44 aux poignées de perles. On a dit de lui qu'il pouvait tirer sur le cul d'une bouteille sans en casser le col!
Dans l'immense masse anonyme des serviteurs de la loi, il y eut quelques hommes qui firent exception, non pour leur honnêteté, mais pour leur aptitude hors du commun à éliminer leurs adversaires. Le plus célèbre, le plus rapide et le plus impitoyable de ces tueurs professionnels de l'Ouest fut sans doute James Butler "Wild Bill" Hickock. joueur et homme de loi du XIX ème siècle.
James Butler Hickok est né le 27 mai 1837 à Troy Grove dans l'Illinois. Il quitte la ferme de son père en 1855 pour devenir conducteur de voiture à chevaux.
On a dit de lui qu'il avait affronté un ours grizzly armé seulement d'un couteau.
S’il est un joueur dont la légende a dépassé le cadre du poker pour s’inscrire dans l’Histoire avec un grand H, c’est bien James Butler Hickok, alias « Wild Bill ». Figure emblématique de l’ouest américain, qui côtoya notamment Buffalo Bill et Calamity Jane, il
connut un destin hors norme, ponctué d’une mort tragique, shakespearienne, qui acheva de le propulser au rang de mythe.
Rien dans son enfance ou presque, ne le prédestinait à devenir illustre, lui, le simple fils de fermier, qu’on forma à devenir conducteur de diligence. Mais il n’y a pas de gêne pour les grands
hommes et les grands destins.
Le personnage, solitaire donc autodidacte, devint un justicier ambigu à souhait. Au fil de ses pérégrinations, il se retrouva alternativement de part et d’autre de la loi.
Son sens de la justice -ou plutôt sa haine de l’injustice- fit de lui un loyal soldat, au service de l’armée de l’Union, durant la guerre de sécession, luttant férocement contre les esclavagistes
confédérés et endossa le costume orné de la petite étoile argentée dans des villes du Texas et du Kansas. Ses méthodes peu orthodoxes, sa dextérité
colt en main, en firent un shérif respecté, redouté même.
Ses tendances autodestructrices, son côté sombre et exacerbé, le poussèrent, comme une force contraire, dans d’innombrables règlements de compte, fusillades, coups fourrés et affaires interlopes.
Il fréquenta des gens infréquentables et des lieux de perdition.
On le releva bien souvent de ses fonctions de shérif, à cause de sa gâchette trop facile, et de ses penchants pour l’alcool et le jeu. C’est toute la complexité, l’ambivalence de Hickok.
James Butler Hickok
Son règlement de compte armé avec le gang McCanles, dont il tua trois membres, fit de Hickok une légende en son temps.
Il combattit en 1857 dans le "Bleeding Kansas", puis servit comme éclaireur dans les rangs de l'Union pendant la guerre de Sécession.
Un jour, peu avant Noël 1867, Wild Bill entra dans un saloon pour boire une bière. Quatre hommes ivres et qui ne savaient probablement pas qui il était Wild Bill, firent un commentaire sur son nez et ses vêtements. Bill s'en offensa et à peine la fumée du pistolet s'échappa que trois des hommes étaient morts, le quatrième survécut mais avait perdu la moitié de son menton. Bill fut blessé au bras.
En 1869 Wild Bill commença son travail de marshal de la ville de Hays City dans le Kansas. En moins d'un an il avait tué deux hommes. Quand il fut forcé de tirer sur trois soldats il réalisa qu'il était meilleur pour lui de quitter la ville afin d'éviter la revanche de Tom Custer (le frère de George A. Custer) et des autres soldats qui étaient en faction autour de la ville.
Joueur professionnel, il reprit sa route aventureuse, semant les morts derrière lui et acquérant peu à peu une formidable réputation, qui lui valut d'être nommé marshal d'Abilene au Kansas en 1871. Là il entra en conflit avec la bande de tireurs de John Wesley Hardin, Ben Thompson et Phil Coe, mais ce ne fut qu'avec Coe que cela se termina mal.
Coe mourut au cours du combat et Hickok blessa également un adjoint qui était à la mauvaise place au mauvais moment. Cet évènement obligea à nouveau Hickok à quitter la ville.
Entre 1872 et 1873, pendant sept mois, il se produisit en public dans le "Wild West Show" de son ami Buffalo Bill, (James Butler
"Wild Bill" Hickok était un cas particulier d'exhibitionnisme, il portait deux ceintures croisées et deux holsters dans lesquels il plaçait ses revolvers la crosse en avant, ce qui l’obligeait à
croiser les bras sur la poitrine lorsqu 'il devait dégainer.)
Puis, en 1876, il suivit la ruée vers l'or des Black Hills et s’établit à Deadwood Gulch, dans le Dakota de Sud où il "prospecta" à sa manière en hantant les tripots où les mineurs venaient
perdre leur poussière d'or. C'est là qu'il rencontra Agnès Lake Thatcher, et ils se marièrent le 5 avril 1876, mais assez vite il la laissa à Cincinnati pour se rendre dans les mines d'or des
Black Hills dans le Territoire du Dakota. Sa "compagne" pendant cette nouvelle aventure était Calamity Jane.
Calamity Jane
Il avait, à cette époque, tué entre 35 et 85 personnes, et les parents, les amis ou les complices de ses victimes représentaient un nombre d'ennemis considérable; aussi vécut-il les derniers mois
de sa vie rongé par la paranoïa, dormant avec ses deux revolvers dans une chambre au sol recouvert d'objets métalliques et de boules de papier, afin que nul ne puisse s'approcher de lui sans
faire de bruit.

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